Boaistuau 1591

The following is the original French of the translated extract from Boaistuau (1591) quoted in the main article:

Extract #1:

“Cest animal monstrueux, que tu vois figuré au commencement de ce chapitre, est engendré d’un Dogue d’Angleterre et d’un Ours: de sorte qu’il participe de l’une et de l’autre nature: Ce qui ne semblera estange à ceux qui ont observé à Londres comme les Dogues et les Ours sont logez en de petits cachots, les uns aupres des autres: et quand ils sont en leurs chaleurs, ceux qui sont deputez pour les gouverner, enferment une Ourse et un Dogue ensemble, de sorte que pressez de leurs fureurs naturelles, ils convertissent leur cruauté en amour, et de telles conjonctions nayssent quelquefois des animaux semblables à cestuy, encore que soit bien rarement: entre lesquels i’en ay observé deux, qu’on avoit donné à monseigneur le marquis de Trans: l’un desquels il fist present à monsieur le Conte d’Alphestan, ambassadeur de l’Empereur: l’autre qu’il a faict amener en France, sur lequel i’ay fait retirer cestuy au naturel, sans que le peintre y ait rien obmis.”

Extract #2:

“Mais afin de retourner à la description de nostre animal, duquel tu vois la figure si monstrueuse, qui ressemble a un ours racoursy, aussi avoit les gestes, le muglement, & toutes ses autres facons de faire plus aprochantes de l'ours que du chien, mais je te puis asseurer que c'est l'une des plus furieuses bestes que l'on puisse regarder car il n'y a espece d'animal auquel il ne s'attache, soit Ours, Lyon, Taureau, & autres semblables : & si est si ardent en ses combatz, que depuis qu'il a mis la dent sur quelque beste, il se feroit plustost demembrer que laisser prise, come j'ay veu par experience à Londres quand on le fist combatre contre l'ours.”